Le dernier quartier populaire du centre d'une cité historique, le premier village moderne au coeur d'une mégapole, voila Arnaud Bernard. À l'ombre de la Basilique Saint Sernin, il est le lieu de toutes les rencontres, de toutes les réconciliations : résidence de personnes âgées installées depuis des décennies, il accueille tous les jours dans ses cafés, ses restaurants et ses lieux de musique une population, jeune surtout, venue de partout. Pas un endroit de Toulouse où il y ait à demeure une si grande densité d'artistes de toutes disciplines visités par tout un public, où vivent ensemble sans problème différentes communautés culturelles et ethniques, diverses générations et classes sociales, et où passent tant de gens extérieurs attirés par l'ambiance à la fois branchée et aimable. Un vrai melting-pot ouvert au monde, le contraire d'un ghetto. Un exemple unique de convivialité tous azimuts : on dit ici "conviviença".
À l'ombre de la Basilique Saint-Sernin, le quartier Arnaud Bernard fait parler de lui. Sur place par les débats qui y sont lancés. Plus loin, dans d'autres quartiers, où les initiatives qui y sont nées servent de références. Dans les médias, où les artistes chantent son nom.
